samedi 14 janvier 2017

Méthode Flylady - Semaine 4-5-6

J'avoue n'avoir pas beaucoup avancé ces trois dernières semaines. L'avantage c'est que, passant peu de temps à la maison à cause du boulot, le bordel s'installe moins rapidement. L'inconvénient c'est que le bordel déjà installé ne bouge pas non plus. J'ai quand même descendu le sapin et rangé les décorations comme il faut. J'ai également dégagé entièrement ma salle de bain pour laisser de la place aux artisans suite à une fuite chez mon voisin. 

Je continue à faire au moins un ou deux hotspot par semaine et à tenter de respecter les "routines" à savoir nettoyer mon évier et ma salle de bain à chaque passage (pour les autres c'est un peu plus compliqué !). J'attends mes vacances avec impatiences pour avoir plus de motivation et d'énergie pour m'attaquer au gros du travail. 








jeudi 12 janvier 2017

Paulette

Paulette a 15 ans. 

Paulette est une jeune fille en fleurs, aussi joyeuse que son accent est chantant. 

Paulette rit aux éclats en dévalant un chemin de terre au milieu de la garrigue, le vent emmêlant ses cheveux couleur de cuivre et de soleil couchant. 

Paulette savoure la paix revenue dans la France d'après-guerre, elle a le cœur qui bat en voyant Fernand, ses cheveux gominés et son vélo solex.

Paulette est une jeune fille en fleurs, joyeuse, insouciante, amoureuse. 

Paulette ignore tout de l'avenir. 

Elle ignore qu'elle va avoir un bébé, très bientôt, trop tôt sans doute et qu'elle devra se marier très jeune, parce que c'est ce qu'on fait à cette époque là. Elle ignore que cet enfant mourra à 5 ans d'une sale maladie. Elle ignore que son bel amoureux la laissera seule pendant 4 décennies et qu'elle devra élever son deuxième enfant toute seule. Elle ignore aussi que son deuxième enfant, la chair de sa chair, partira lui aussi avant elle. 

Paulette ignore tout de l'avenir et des terribles épreuves qui l'attendent. 

Ris encore Paulette, ris encore. 

Ne t'arrête pas de rire.



*Les Prénoms ont été changés

dimanche 1 janvier 2017

2016 - le Bilan

L'année 2016 a été l'une des plus hallucinantes de ma vie. Une de ces années dont je vais me souvenir toute ma vie, une de ces années qui a bouleversé ma vie de toutes les manières que ce soit. Tout à changé et même si tout n'a pas été raconté sur ce blog, il est d'usage, depuis 4 ans, que je fasse un bilan à la fin de l'année... Ou au début de la suivante ! Commençons donc 2017 par une petite rétrospective ! 

En Février : 

- J'ai aimé mon stage en crèche, j'ai repris confiance en moi et, même si ce n'est pas ce que je veux faire dans ma vie, je garde cette expérience et cette équipe dans mon coeur. 

- J'ai continué ma route vers le baptême par une grande cérémonie : l'appel décisif

En mars : 

- J'ai cru que j'allais devoir quitter la Normandie et je lui ai écrit une lettre d'adieu. Et puis finalement j'y suis toujours, et même plus que jamais ! 

- J'ai été baptisée. Un an plus tard, je ne regrette toujours pas mon choix. Je suis heureuse de l'avoir fait et de raconter cette aventure aux autres. Je suis fière de me dire catholique et fière de mener une vie moderne malgré tout... 

En avril : 

- j'ai poussé un coup de gueule après Petit Ours Brun (détrôné par Pat Patrouille depuis)

- J'ai découvert qu'en 2016 c'était encore dur d'être maman solo. Je continue aujourd'hui d'être jugée pour ça. Les mères célibataires continuent de faire jaser, même en 2016. 

En mai : 

- J'ai fait un stage avec les polyhandicapés et ce fut le plus beau de tous. Cette expérience me nourri encore aujourd'hui face aux prématurés polymalformés. 

- J'ai validé mes derniers modules et j'ai su que j'avais réussi ma reconversion professionnelle

En juin : 

- Mon tout petit a eu 3 ans. 

- J'ai déménagé pour une nouvelle vie en ville (mais je vais encore changer en 2017, continuons sur notre lancée !)

En juillet : 

- J'ai fêté mes 30 ans. Ce n'était pas la fête que j'avais imaginé mais ce fut une fête dont je me souviendrais, pleine de rire, de danse et d'amitié. Les plus importants étaient là, les virtuels étaient là par la pensée aussi et c'était beau, vraiment <3 merci encore mille fois pour tout le travail que vous avez abattu pour moi, je m'en souviendrai toute ma vie ! 

- La Normandie a été visée par des terroristes et j'ai refusé de répondre à l'appel de la haine. 

En août : 

- Je t'ai donné des conseils pour un séjour en maternité réussi et ce fut l'article le plus lu de cette année 2016, merci à vous ! 

En octobre : 

- J'ai été confrontée à la violence sur mon lieu de travail. 

En novembre : 

- J'ai essayé de répondre aux questions qu'on me posait tout le temps en suite de couches. 

En décembre : 

- J'ai poussé un coup de gueule contre NafNaf

- J'ai repris la méthode Flylady, même si j'ai du mal à l'associer avec mon rythme de boulot. 

- J'ai commencé un nouveau boulot.

- Je me suis demandée s'il fallait choisir entre son bonheur et celui de ses enfants ou si on pouvait concilier les deux sans être traitée d'égoïste

Voilà. C'est ainsi que 2016 s'est terminée ! Une année pleine de rebondissements, pleine de doutes aussi, de vagues et de vie, en tous cas. J'espère vraiment que 2017 sera aussi riche que 2016 et que j'arriverai à trouver une stabilité qui me manque aujourd'hui. 

Merci d'avoir été là, de m'avoir lue et de m'avoir soutenue. C'est ce qui me fait avancer. C'est aussi ce qui permet à ce blog d'exister. 

Bonne et heureuse année 2017. 

Paix et bonheur. 







jeudi 29 décembre 2016

Vouloir être heureux fait-il de nous des égoïstes ?

Egoïste doit être le qualificatif que j'ai le plus entendu dans la bouche de ma famille depuis ces 10 dernières années. Ce n'est pas que j'interprète mal les sous-entendus, c'est dit clairement et distinctement. Tiens, à Noël cette année d'ailleurs. 

Le motif ? 

Je fais un travail que j'aime. 

Un métier qui me demande des sacrifices. Je travaille maintenant à 50 kilomètres de la maison. En horaires décalés. Et donc je peux emmener mon fils à l'école, ou le ramener, mais presque jamais les deux. Je pars très tôt le matin ou je rentre très tard le soir. Je dois le mettre chez mes parents pendant les vacances scolaires. Et je travaille un week-end sur deux. Et donc mon fils est malheureux. 

D'après la théorie d'un membre nullipare de ma famille que je ne citerai pas, je devrais donc travailler en crèche, du lundi au vendredi, en région parisienne pour être proche de mes parents qui peuvent prendre le relais certaines vacances. Après, si je me fait ch*er copieusement toute la journée c'est pas important, parce qu'à un moment donner, il faut arrêter de faire passer mon bonheur avant celui de mon fils. 

Et BIM le mot est lâché (au bout de 45 minutes de retrouvailles familiales quand même, ça aurait pu être pire). 

"tu n'es qu'une égoïste". 

Et depuis ça me tracasse. Non que l'insulte en elle-même me touche (à force de l'entendre, j'ai fini par intégrer que c'est ce qu'ils pensent de moi), mais elle aura au moins eu le mérite de me faire m'interroger. 

Doit-on, en 2016, sacrifier tous ses rêves au profit de ses enfants ? Doit-on obligatoirement ne plus jamais avoir de vie ? Ne plus sortir, ne plus s'amuser, ne plus boire d'alcool, ne plus manger ce qu'on aime, faire un métier qu'on déteste uniquement pour pouvoir élever ses enfants selon des préceptes de vie dictés par la société ?

Et surtout, ne sont-ce pas (oui, je parle bourgeois quand je suis en colère), ne sont-ce pas, disais-je, ces mêmes personnes qui vont traiter les femmes au foyer de feignasse, les chômeurs et les fonctionnaires de profiteurs ? (ah oui, pardon, je suis AUSSI fonctionnaire maintenant, donc je suis égoïste ET profiteuse, je sens que les prochains repas de famille vont être sublimes). 

Bref, je n'ai, à ce jour, toujours pas trouvé la clé pour satisfaire les membres de ma famille. Je ne sais pas si un jour je trouverais grâce à leurs yeux ou si je serais éternellement le vilain petit canard. 

Qu'à cela ne tienne. C'est ma vie, pas la leur. C'est ma vie que je verrais défiler devant mes yeux au moment de m'éteindre, pas la leur. 

Je sais que les prochains mois seront compliqués niveau organisation. Que je vais courir. Que mon fils préfèrerai que je rentre tôt le soir et que je vienne le chercher à l'école. Tout comme j'aurais voulu que mes parents soient là en permanence moi aussi. 

Je sais aussi que mon fils est heureux d'avoir un toit sur la tête, des vêtements propres et à manger dans son assiette. 

Je sais que plus tard il comprendra - ou pas - les choix que j'ai fait dans ma vie. En tous cas je lui expliquerai et on en parlera tous les deux, entre nous, parce que NOUS formons une famille. Lui et moi. 

Et j'espère, de tout mon coeur, que je saurais lui transmettre MES valeurs. Qu'il fera un travail qui lui plaira, qui l'épanouira et qu'il retiendra de moi qu'on peut être heureux en ayant peu d'argent et des goûts bizarres. 

J'espère qu'il s'assumera tel qu'il sera. 

Et que je lui apporterai tout le soutien qu'il mérite. 

Si égoïste puis-je être, je souhaite à mon fils le meilleur de ce que ce monde peut offrir. 

Et je suis convaincue que je ne pourrais pas rendre mon fils heureux si je ne le suis pas moi-même. 




dimanche 25 décembre 2016

Méthode Flylady - Semaine 2 & 3

Ce que je craignais est arrivé, avec la reprise du boulot et les aller-retour en région parisienne pour amener Brugnon chez mes parents, le temps et la motivation m'ont manqué. Je n'ai donc pas vu autant d'avancées que la première semaine. J'ai donc regroupé les deux semaines suivantes pour essayer d'avoir de la matière et d'avoir moins l'impression de n'avoir rien foutu ! 

Semaine 2 - la cuisine





Semaine 3 - devait être la chambre des enfants, mais j'avoue que c'est un peu mon cagibi cache misère, donc j'ai attaqué directement avec la salle de bain !







Je ne suis pas aussi fière de moi que la première semaine, j'ai l'impression de n'avoir le temps de rien et d'arriver à peine à endiguer le bordel qui semble vouloir revenir en force par la gauche, quand je l'arrête à droite.

J'ai encore mille choses à faire avant la rentrée et l'impression que le temps également me file entre les doigts.

Mais je reste motivée grâce au groupe facebook et aux copines et à la perspective de mon déménagement dans 6 mois que j'espère bien moins imposant que le dernier !

A suivre !

samedi 24 décembre 2016

Mes premiers pas en Néonat

Voilà, ça fait une semaine tout juste que j'ai commencé à bosser en néonatalogie. Je n'en menais pas large au début (et toujours pas vraiment maintenant) parce que la néonat c'est vraiment différent de ce que j'ai fait jusqu'alors. En suite de couche, les bébés vont bien, ils sont auprès de leur mère. En dessous de 36 SA, lorsqu'ils ont des soucis à la naissance ou des ictères (jaunisses), ils étaient transportés en néonatologie où les auxiliaires n'allaient pas (ça dépend de la classification de la néonatologie). Les cas les plus graves étaient directement transférés au CHU où je travaille actuellement, je ne les voyais même pas. 

Me voilà donc propulsée en néonatologie. 

La néonatologie c'est un joli mélange entre la pédiatrie et la maternité. J'ai du réapprendre tout ce que j'avais vu rapidement lors de mon stage en pédiatrie. Les scopes, les branchements, les constantes. Pour les soins, je ne suis pas trop perdue, c'est la même chose qu'en maternité. 

Il faut juste apprendre à travailler avec des bip dans tous les coins, des courbes à surveiller et des urgences potentielles qui étaient assez rares en suite de couche. 

C'est un travail passionnant. 

Contrairement à la suite de couche, on passe beaucoup moins de temps à faire le ménage et beaucoup plus à s'occuper des bébés. On en à beaucoup moins en charge (de 2 à 4 grand maximum). Et on PREND LE TEMPS. ça c'est quelque chose de très nouveau pour moi qui étais toujours en retard parce que je parlais trop avec les parents ! 

Le bien être des bébés passe avant tout. On à une méthode particulière - la méthode Bullinger - pour les manipuler, réaliser les soins à 4 mains avec les infirmières, les installer dans le plus grand confort possible. Tout est fait pour rassurer bébé et diminuer le plus possible l'impact d'une hospitalisation. 

Pour les parents aussi, tout est très différent. On les voit moins mais on tisse des liens bien plus forts avec eux. On est là dans les moments sans doute les plus angoissants de leur vie, on fait tout pour garder le lien avec leur enfant et pour eux aussi, diminuer l'impact d'une telle aventure sur leur vie. 

Évidemment il y a des moments difficiles. Des choses très dures et très émouvantes à vivre. Je ne suis pas sûre de ne pouvoir contenir mes larmes à chaque fois. 

Mais pour l'instant, ce boulot me passionne, et je suis fière d'être une blouse rose ! 


vendredi 16 décembre 2016

Voilà, c'est fini !

Jean-Louis Aubert a chanté dans ma tête toute la journée. 

J'ai tenu bon jusqu'au bout. 

Je me suis occupée de mes mamans, de mes bébés. 

J'ai fait mes derniers lits, mes derniers ménages. 

J'ai vidé mon casier, j'ai jeté ma blouse au sale. 

J'ai claqué la porte. 

Je ne suis pas triste, une nouvelle aventure commence demain, je pars pour une nouvelle vie. 

J'ai eu des moments difficiles, de jolis moments aussi. J'ai accompagné des parents dans les premiers jours du reste de leur vie. J'ai été une épaule pour des larmes, j'ai été un sourire pour partager la joie. Certains se souviendront de moi, d'autres pas. 

Je quitte surtout mes repères, mes habitudes, ces lieux que j'ai connu comme patiente, comme élève, comme soignante. 

Je pars pour l'inconnu, pour un nouveau monde, un nouveau service, une nouvelle équipe. 

Je vais apprendre plein de chose, je vais grandir, je vais acquérir une expérience incroyable et je suis impatiente autant que j'ai peur ! 

Aurevoir Maternité de campagne, bonjour néonatologie de Grande Ville :-)