vendredi 17 février 2017

Méthode Flylady semaine 7 à 11

Je vais mieux. Je me reconstruit petit à petit et avec moi, mon environnement. C'est fou comme le moral peut jouer sur ma motivation à ranger mon bordel. Bref, ces dernières semaines j'ai sombré et je suis remontée aussi vite. Mon appartement est bien mieux rangé et bien plus propre qu'avant. Je suis fière de moi. 

J'ai malheureusement du saccager tout mon travail dans la cuisine, celle ci ayant été complètement démontée pour permettre le changement de mon ballon d'eau chaude... et ne sera remontée que dans plusieurs semaines. Je n'avais qu'un seul rangement et je n'en ai plus aucun. Autant vous dire que c'est la galère. 

Mais je m'en sors plutôt bien. 













dimanche 5 février 2017

Le premier anniversaire

J'ai été super émue quand j'ai reçu le carton d'invitation des mains de la copine qui s'occupe de Brugnon quand je travaille. Il était invité. A son premier anniversaire. 

J'ai toujours chéri les premières fois. 

La première dent, la première cuillérée de purée, les premiers pas... le premier restaurant, le premier feu d'artifice, la première rentrée... J'ai essayé d'être là à chacune d'entre elle, de prendre des photos, de voir ses yeux pleins d'étoiles et ses yeux froncés quand il est concentré. 

Au départ, j'ai été un peu perplexe. Il était invité, mais pas moyen de savoir par qui. Je n'étais pas là quand on lui a donné l'invitation, et le nom de l'enfant n'était pas marqué dessus... Il a fallu plusieurs jours pour que j'apprenne que c'était le petit A. qui fêtait son anniversaire. 

Nous en parlions depuis des lustres, il était noté sur son agenda mural depuis une semaine, il ne faisait qu'en parler. 

Le matin, nous sommes allés chercher un cadeau. Ne connaissant pas l'enfant ni ses goûts, j'ai choisi un joli domino de chez Djeco. 

Il est allé chez le coiffeur la veille et à mis du gel pour la première fois, aussi. 

Mon petit homme. 

Mon petit homme tellement épuisé de se lever à 4h tous les matins (en même temps que moi) et de ne pas dormir la nuit (de peur que je ne m'enfuie et qu'il me rate) qu'il n'a pas réussi à se réveiller après 1h30 de sieste. Nous avons donc raté le début de l'anniversaire, les glaces, les animations...

Mais il s'en fichait. 

Il était content de voir ses copains, il a chanté joyeux anniversaire avec un grand sourire, il a goûté du jus de pomme qui pique et mangé du gâteau. Il a crié d'enthousiasme à l'ouverture des cadeaux aussi fort que s'ils étaient pour lui. 

Avec deux autres mamans on s'est mises à discuter. Des enfants, du travail, de la vie qui est rude, des autres mères, des cultures, des habitudes, des traditions... on a ri, on s'est tutoyées, on s'est échangé les numéros, on a avalé plusieurs cafés, on s'est fait la bise... 

On est rentrés 2h après la fin supposée de l'anniversaire. On était bien. 

Je connais des mamans de l'école quoi ! 

Brugnon s'est couché sans rechigner, sans pleurer, sans faire de crise. 

C'était un après-midi normal, banal. 

C'était une pause dans nos vies surchargées, une bulle de bonne humeur. 

J'ai eu une vie sociale. 

Et Brugnon a eu son premier anniversaire. 


vendredi 27 janvier 2017

Lutter pour ne pas sombrer.

Depuis quelques semaines, je ne vais pas bien. 

Je m'en suis rendue compte tout bêtement, quand j'ai remarqué que mes publications Facebook étaient presque toutes négatives. J'en ai effacé une bonne partie, j'ai renoncé à en écrire d'autres en me disant "la vache, ton profil facebook donne envie de se pendre". 

J'ai déjà connu une situation similaire. Il y a pas mal d'années, j'ai fait ce qu'on appelle communément un "burn out". Un jour je me suis levée et je n'ai pas pu aller travailler. Je pleurais toutes les larmes de mon corps, je n'arrivais plus à bouger, j'avais des idées suicidaires... j'ai fini aux urgences psychiatriques avec un traitement d'anxiolytiques pendant quelques mois pour me remettre. C'est tout.
J'ai pris sur moi pour aller mieux depuis. Mon fils m'y a aidé. 

Sauf que là, ça ne va plus. 

Depuis quelques semaines, plus rien ne va. Mon monde s'écroule. J'ai l'impression d'être un nageur en train de se noyer et de se débattre pendant qu'on lui maintient la tête sous l'eau. Chaque évènement négatif qui arrive me fait couler un peu plus. J'ai envie d'arracher les yeux de tout le monde, de m'enfermer dans une grotte et de ne plus en sortir. Je ne supporte plus rien ni personne. Et je me remets à avoir des idées noires. 

Je me sens seule. Terriblement seule. 

A part une amie proche, je n'ai aucun soutien à proximité. Et malheureusement ça ne suffit pas. 

Je sais qu'il y a pire que moi dans la vie. 

Je sais qu'il faut que je tienne pour mon fils. 

Je lutte, je vous promets. 

Je lutte pour ne pas m'effondrer en larmes quand je suis au travail ou devant mon fils. Pour placarder un p*tain de sourire sur mes lèvres quand je voudrais faire la tronche de Melania Trump. 

Je lutte pour ne pas m'endormir au volant tant je suis épuisée (oui, pardon, je suis une feignasse, mais je pense que j'ai le droit d'être épuisée, je me lève à 4h du matin et mon fils se réveille plusieurs fois dans la nuit tant il n'aime pas que je sois du matin). 

Je n'en parle pas autour de moi (ou presque) parce que je sais - pour l'avoir vécu - que c'est incompréhensible pour mes proches. Je n'ai pas envie d'entendre que tout est de ma faute, que ça vient de moi, que je ne fais pas d'effort, que je n'ai pas de coeur pour leur infliger des contrariétés pareil. 

Je me sens assez mal comme ça. Je me demande assez pourquoi je suis venue au monde alors que je suis si nulle. Je me sens déjà une mauvaise mère (coucou maman). Je sais déjà que je ne trouverais jamais personne pour me supporter. Je ressens déjà cette envie de disparaître. Je n'ai pas besoin d'entendre une confirmation de la part de mon entourage. 

Je connais le discours "quand on est dépressif, il ne faut pas s'isoler". Mais c'est bien compliqué. Certaines réactions me font tellement sortir de mes gonds que ça ne fait qu'empirer les choses. 

Alors je vais essayer de gérer, remonter, trouver des solutions pour faire pousser l'argent dans les arbres, me gaver de sucre jusqu'au coma hyperglycémique, je ne sais pas. 

Mais je vais prendre du recul pour ne pas sombrer à nouveau. 

Et je m'excuse pour cet article terriblement déprimant, j'en ai conscience. 

Ecrire est ma thérapie, j'ai besoin que ça sorte. 


lundi 23 janvier 2017

Mais pourquoi je bosse, en fait ?

Petit récapitulatif pour tout le monde : Je suis mère célibataire, je suis la seule représentante légale de mon fils. J'ai été au chômage 1 an et demi. Je me suis reconvertie professionnellement et j'ai trouvé un travail immédiatement après mon diplôme.

Cet été, après avoir galéré pour trouver un logement en étant au chômage (comment ?! on ne loue pas aux chômeurs, même avec des garants !), j'ai fait une demande d'aide au logement auprès de la CAF. J'ai obtenu cette aide et je me suis dit que - l'un dans l'autre - j'allais enfin m'en sortir et me refaire après les frais du déménagement. 

Et puis en octobre, je suis tombée de haut. La CAF me réclame 370 €. Motif ? Je n'avais pas le droit aux aides, tout compte fait. En grattant un peu, il s'avère que Pôle Emploi à transmis à la CAF que j'étais toujours demandeur d'emploi sans indemnités parce que j'avais arrêté de faire mes déclarations (parce que je travaillais) (je les avais prévenu par mail) (ahem). Alors oui, j'aurais du avertir la CAF. Je croyais l'avoir fait d'ailleurs. Nul n'est parfait. 

Donc en tant que chômeuse, j'y avais droit, en tant que salariée, non. Et que je gagne à peine 100 € de plus qu'au chômage, personne n'en avait cure. 

Je viens de recevoir un courrier de la CAF. Une bonne nouvelle me diras-tu ? Mais non. Ils ne me demandent pas un, mais deux mois de remboursement. 606 € exactement. 

En gros, je n'ai droit à rien. Aucune aide. RIEN. 

Et là, je me dis, mais pourquoi est-ce que je bosse, en fait ? 


Je bosse comme une folle. Je travaille au service des gens, pour la santé des gens, pour le bien être de bébés arrivés trop tôt ou trop mal en points pour rentrer chez eux. Je me tape 100 bornes tous les jours, en horaires décalés. Je n'ai pas d'aides pour une garde pour mon fils tout simplement parce que je n'ai trouvé aucune assistante agréée qui accepte de faire mes horaires. Je dépense 200 € d'essence par mois. Je paie la cantine et le centre aéré à mon fils parce que je ne suis pas disponible pour aller le chercher à l'école (et je n'ai pas droit au tarif le moins cher, loin de là).  

Autant vous dire que j'ai carrément perdu au change. 

Jusqu'ici, quand mon fils me demandait pourquoi je partais tôt le matin ou bien je rentrais tard le soir, je lui disais que j'étais obligée pour gagner des sous, pour lui offrir un toit, des vêtements, des jouets, tout ce qu'il aime. 

Ce soir, il m'a demandé "mais maman, pourquoi tu dois travailler ?"

J'ai répondu "je ne sais pas". 






samedi 14 janvier 2017

Méthode Flylady - Semaine 4-5-6

J'avoue n'avoir pas beaucoup avancé ces trois dernières semaines. L'avantage c'est que, passant peu de temps à la maison à cause du boulot, le bordel s'installe moins rapidement. L'inconvénient c'est que le bordel déjà installé ne bouge pas non plus. J'ai quand même descendu le sapin et rangé les décorations comme il faut. J'ai également dégagé entièrement ma salle de bain pour laisser de la place aux artisans suite à une fuite chez mon voisin. 

Je continue à faire au moins un ou deux hotspot par semaine et à tenter de respecter les "routines" à savoir nettoyer mon évier et ma salle de bain à chaque passage (pour les autres c'est un peu plus compliqué !). J'attends mes vacances avec impatiences pour avoir plus de motivation et d'énergie pour m'attaquer au gros du travail. 








jeudi 12 janvier 2017

Paulette

Paulette a 15 ans. 

Paulette est une jeune fille en fleurs, aussi joyeuse que son accent est chantant. 

Paulette rit aux éclats en dévalant un chemin de terre au milieu de la garrigue, le vent emmêlant ses cheveux couleur de cuivre et de soleil couchant. 

Paulette savoure la paix revenue dans la France d'après-guerre, elle a le cœur qui bat en voyant Fernand, ses cheveux gominés et son vélo solex.

Paulette est une jeune fille en fleurs, joyeuse, insouciante, amoureuse. 

Paulette ignore tout de l'avenir. 

Elle ignore qu'elle va avoir un bébé, très bientôt, trop tôt sans doute et qu'elle devra se marier très jeune, parce que c'est ce qu'on fait à cette époque là. Elle ignore que cet enfant mourra à 5 ans d'une sale maladie. Elle ignore que son bel amoureux la laissera seule pendant 4 décennies et qu'elle devra élever son deuxième enfant toute seule. Elle ignore aussi que son deuxième enfant, la chair de sa chair, partira lui aussi avant elle. 

Paulette ignore tout de l'avenir et des terribles épreuves qui l'attendent. 

Ris encore Paulette, ris encore. 

Ne t'arrête pas de rire.



*Les Prénoms ont été changés

dimanche 1 janvier 2017

2016 - le Bilan

L'année 2016 a été l'une des plus hallucinantes de ma vie. Une de ces années dont je vais me souvenir toute ma vie, une de ces années qui a bouleversé ma vie de toutes les manières que ce soit. Tout à changé et même si tout n'a pas été raconté sur ce blog, il est d'usage, depuis 4 ans, que je fasse un bilan à la fin de l'année... Ou au début de la suivante ! Commençons donc 2017 par une petite rétrospective ! 

En Février : 

- J'ai aimé mon stage en crèche, j'ai repris confiance en moi et, même si ce n'est pas ce que je veux faire dans ma vie, je garde cette expérience et cette équipe dans mon coeur. 

- J'ai continué ma route vers le baptême par une grande cérémonie : l'appel décisif

En mars : 

- J'ai cru que j'allais devoir quitter la Normandie et je lui ai écrit une lettre d'adieu. Et puis finalement j'y suis toujours, et même plus que jamais ! 

- J'ai été baptisée. Un an plus tard, je ne regrette toujours pas mon choix. Je suis heureuse de l'avoir fait et de raconter cette aventure aux autres. Je suis fière de me dire catholique et fière de mener une vie moderne malgré tout... 

En avril : 

- j'ai poussé un coup de gueule après Petit Ours Brun (détrôné par Pat Patrouille depuis)

- J'ai découvert qu'en 2016 c'était encore dur d'être maman solo. Je continue aujourd'hui d'être jugée pour ça. Les mères célibataires continuent de faire jaser, même en 2016. 

En mai : 

- J'ai fait un stage avec les polyhandicapés et ce fut le plus beau de tous. Cette expérience me nourri encore aujourd'hui face aux prématurés polymalformés. 

- J'ai validé mes derniers modules et j'ai su que j'avais réussi ma reconversion professionnelle

En juin : 

- Mon tout petit a eu 3 ans. 

- J'ai déménagé pour une nouvelle vie en ville (mais je vais encore changer en 2017, continuons sur notre lancée !)

En juillet : 

- J'ai fêté mes 30 ans. Ce n'était pas la fête que j'avais imaginé mais ce fut une fête dont je me souviendrais, pleine de rire, de danse et d'amitié. Les plus importants étaient là, les virtuels étaient là par la pensée aussi et c'était beau, vraiment <3 merci encore mille fois pour tout le travail que vous avez abattu pour moi, je m'en souviendrai toute ma vie ! 

- La Normandie a été visée par des terroristes et j'ai refusé de répondre à l'appel de la haine. 

En août : 

- Je t'ai donné des conseils pour un séjour en maternité réussi et ce fut l'article le plus lu de cette année 2016, merci à vous ! 

En octobre : 

- J'ai été confrontée à la violence sur mon lieu de travail. 

En novembre : 

- J'ai essayé de répondre aux questions qu'on me posait tout le temps en suite de couches. 

En décembre : 

- J'ai poussé un coup de gueule contre NafNaf

- J'ai repris la méthode Flylady, même si j'ai du mal à l'associer avec mon rythme de boulot. 

- J'ai commencé un nouveau boulot.

- Je me suis demandée s'il fallait choisir entre son bonheur et celui de ses enfants ou si on pouvait concilier les deux sans être traitée d'égoïste

Voilà. C'est ainsi que 2016 s'est terminée ! Une année pleine de rebondissements, pleine de doutes aussi, de vagues et de vie, en tous cas. J'espère vraiment que 2017 sera aussi riche que 2016 et que j'arriverai à trouver une stabilité qui me manque aujourd'hui. 

Merci d'avoir été là, de m'avoir lue et de m'avoir soutenue. C'est ce qui me fait avancer. C'est aussi ce qui permet à ce blog d'exister. 

Bonne et heureuse année 2017. 

Paix et bonheur.